8/11/2018

 

Session animée par Bénédicte Vidaillet (Professeure à L'université Paris Est Créteil), Carine Chemin-Bouzir (Professeure associée à NEOMA Business-School) et Christophe Vignon (MCF à l'IGR-IAE, Université de Rennes 1).

Le métier d’enseignant-chercheur en gestion : transformations, risques, impacts spécifiques sur les juniors

 

Les transformations de l’environnement national et international ont généré des modifications significatives du métier d’enseignant-chercheur en sciences de gestion. Ces modifications comportent certains risques quant à la capacité des enseignants chercheurs à faire face à ces transformations. De plus, celles-ci peuvent affecter particulièrement les enseignants chercheurs juniors, qui disposent de moins de ressources pour y faire face. 

 

Il s’agira donc d’aborder les questions suivantes : quelles sont les transformations qui affectent le métier d’enseignant-chercheur en sciences de gestion ? quelles sont les conséquences de ces transformations sur ce métier, notamment en termes de risques pour celles et ceux qui l’exercent ? ces risques sont-ils accrus pour certains types de population, notamment pour les enseignants-chercheurs en début de carrière ?

 

4/10/2018

 

Session animée par Julienne BRABET :

 

"Comité d'éthique et approbation des protocoles de recherche : un risque pour la recherche de terrain ?"

 

Qui ne souhaiterait pas mener des recherches éthiques ? Pourtant de nombreuses questions se posent aux chercheurs en sciences sociales confrontés aux comités d’éthiques[1] [2]. Au carrefour de la protection des données personnelles, de la protection des personnes, du secret des affaires et de l’intégrité de la recherche, les comités d’éthique imposent souvent avant toute investigation l’approbation d’un protocole détaillé : l’objectif poursuivi, l’échantillon, les questions à poser,  les modes de présentation de la recherche et  d’observation doivent être précisés ;  le consentement éclairé des différents sujets humains « objets » de l’enquête ainsi que la façon dont seront anonymisées et conservées leurs données sont requis . Et cela avant toute intervention, même s’il s’agit justement de recherche non-interventionnelle, le modèle biomédical restant très prégnant.

Comment procéder pour renforcer l’interrogation éthique dans nos recherches tout en évitant une bureaucratisation stérilisante ?  Que se passe-t-il dans vos universités ou dans vos écoles ?

 


[1] Pour l’instant les comités d’éthique (ou Institutional Review Boards) s’adressant aux sciences sociales existent surtout au Canada, aux USA, en Australie ou en Nouvelle Zélande et dans une moindre mesure en Grande- Bretagne mais ils se répandent rapidement en France)

[2] Jacob, Marie-Andree and Riles, Annelise, "The New Bureaucracies of Virtue: Introduction" (2007).Cornell Law Faculty Publications. Paper 1304. http://scholarship.law.cornell.edu/facpub/1304

 


 

 

 

14/06/2018

Xavier Lecocq :

"Encadrement de la thèse : défis et bonnes pratiques"

L'encadrement de thèses est l'une des activités qui caractérise la séniorité dans le métier d'enseignant-chercheur et de chercheur. C'est aussi l'une des activités les plus difficiles à mener et si chaque enseignant-chercheur se pose de nombreuses questions sur l'encadrement et ses propres pratiques, le plus souvent il/elle les garde pour elle/lui. L'objectif de cette session de la SFM est d'échanger sur les difficultés et les paradoxes de l'encadrement de thèse. Pour ce faire, nous allons nous nourrir des pratiques observables en France, en Europe et dans le monde, pour échanger sur la nature de l'encadrement, les formes et les dispositifs de sélection et d'accompagnement des doctorants ou encore le rôle et les types de direction de thèse

 

 

05/04/2018

Session animée par Stéphanie Dameron et Thomas Durand

 

The Future of Management Education – Challenges Facing Business Schools Around The World

 

Cette session de la SFM accueillera Stéphanie Dameron et Thomas Durand, autour de leur ouvrage The Future of Management Education, Palgrave Macmillan UK, 2017 et 2018.

L’enseignement et la recherche en management ont considérablement cru ces dernières décennies. En ce sens, le « business » de l’éducation au management, comme certains l’ont désigné, est florissant. Dans ce contexte, il semblerait y avoir une tendance claire à la convergence stratégique : les « Business Schools » mondiales sembleraient toutes se diriger vers l’excellence mondiale, supposément mesurée par les classements, comme si l’enracinement local et national pour servir les communautés d’affaires dans leur territoire et leur contexte institutionnel n’était plus une ambition suffisante.

 

En regardant de plus près la dynamique des Business Schools à travers le monde, l’image qui en ressort est plus contrastée et complexe. D’une part, il y a effectivement eu une poussée majeure vers l’internationalisation et même la mondialisation, alors que d’autre part, de nombreuses institutions sont en fait restées fortement ancrées dans leur contexte institutionnel national ou même local. Certaines tentent de devenir mondiales, attirant en quelque sorte à elles toute la lumière, laissant dans l’ombre celles qui se concentrent sur leurs communautés d’affaires locales / régionales. D’autres encore essaient de combiner une logique visant à répondre aux besoins de leur base avec une logique d’internationalisation pour espérer devenir visibles et influentes mondialement.

 

La session abordera la question de la convergence stratégique pour voir quand et comment des stratégies de différenciation sont possibles pour les établissements. Pour ce faire, les deux intervenants passeront en revue la liste remarquablement similaire des défis auxquels les établissements de management du monde entier font face dans le contexte des différents systèmes nationaux d’enseignement supérieur: (i) le rôle croissant des tiers externes dans l’évaluation (accréditation, classements); (ii) la pérennité de modèles d’affaires inflationnistes; (iii) l’émergence d’une ligne de fracture parmi les professeurs avec le recrutement croissant de professeurs non permanents (ou affiliés) pour limiter les coûts, au risque de séparer la diffusion des connaissances de la production des connaissances - une combinaison qui est au cœur même du monde académique; (iv) l’apprentissage à distance qui ouvre le monde entier à la concurrence entre établissements de management, alimentant ainsi la tension entre l’ancrage local et l’internationalisation; (v) l’entrée d’opérateurs privés dans le secteur.

 

 

Enfin, en s’appuyant sur les textes des 55 contributeurs à un projet international couvrant 23 pays sur la dynamique de la formation à la gestion et de la recherche, une cartographie des stratégies de différenciation est présentée et discutée.